Schizophrénie, la soigner

Schizophrénie

La schizophrénie est certes une maladie pour le moment incurable, mais des outils pour la combattre existent et ceux-ci évoluent peu à peu.

Hospitalisation

Contrairement à l’image dont les hôpitaux sont dépeints dans les médias, il ne s’agit pas de “Vol au-dessus d’un nid de coucou”.

L’hospitalisation permet une prise en charge complète du patient atteint de schizophrénie.

Elle permet de le recadrer dans son hygiène de vie, et de sa prise médicamenteuse, ainsi qu’un suivi très régulier par un psychiatre (cela peut être plusieurs fois par semaine à une fois par jour suivant la politique de la structure).

Les patients hospitalisés ont souvent le droit à des activités thérapeutiques qui peuvent faire appel à d’autres spécialistes (psychologues cliniciens, psychomotriciens, ergothérapeutes, etc…).

Il peut paraître injuste que tous les structures ne se valent pas, mais il appartient de faire le bon choix dans laquelle le patient sera hospitalisé, tout en conservant un bon dialogue entre le psychiatre extérieur et la structure choisie.

Il ne faut pas faire passer sous omerta le fait que les hôpitaux puissent être des plateformes tournantes de toxiques (alcool, cannabis, médicaments non prescrits, etc…).

Parfois il se peut que le patient schizophrène soit en pleine décompensation, dans quel cas une hospitalisation sous contrainte pourra être réalisée par un proche, mais le volontariat reste une des clés de voûte vers la voie de la guérison.

Il existe également une forme allégée d’hospitalisation qu’est l’hospitalisation de jour.

Celle-ci présente l’avantage de pouvoir participer à des activités tout en rentrant chez soi l’après-midi ou le soir.

Médicaments

Si certaines pathologies peuvent se passer de médication, la schizophrénie elle en demande tout l’inverse.

Les antipsychotiques, appelés également neuroleptiques sont essentiels pour stabiliser la schizophrénie qui est à ce jour incurable.

Ces neuroleptiques peuvent avoir des effets secondaires induisant un syndrome parkinsonien auquel cas il est possible de prescrire un correcteur.

D’autres médicaments plus classiques tels que les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent être administrés si les neuroleptiques ne suffisent pas à faire diminuer l’anxiété et la dépression.

Famille de médicaments Exemples (noms commerciaux)
Neuroleptiques (première génération) Haldol, Nozinan, Tercian
Neuroleptiques (deuxième génération) Risperdal, Zyprexa, Solian, Leponex
Neuroleptiques (troisième génération) Abilify
Correcteurs antiparkinsoniens Lepticur, Artane, Parkinane
Anxiolytiques benzodiazépiniques Rivotril, Tranxène, Xanax, Temesta, Seresta, Lexomil
Anxiolytiques (autres) Atarax, Equanil
Antidépresseurs Deroxat, Effexor, Norset, Séroplex, Prozac, Anafranil
Thymorégulateurs Dépakote, Tégrétol, Téralithe

Lorsque les symptômes persistent malgré la médication, une stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) présentant moins d’effets indésirables que les électrochocs peut être prescrite.

Méthodes thérapeutiques

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) s’intéressent à la partie visible de l’iceberg, celle qui fait souffrir. La pratique est centrée sur la cognition, c’est-à-dire les pensées et les croyances parfois erronées et négatives que cultive l’individu sur lui-même. Celles-ci peuvent générer un état de souffrance et un comportement névrotique (dépendance, phobies, T.O.C.) que la thérapie va alors s’attacher à corriger. De la famille des thérapies brèves, les TCC s’appuient sur une relation active entre le thérapeute et son patient dans l’apprentissage de nouveaux comportements.

Réinsertion sociale

Il existe à ce jour en France quelques centres de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive mais ceux-ci restent une denrée rare auquel cas je vous recommande fortement de vous y rendre si vous habitez à proximité de l’un d’entre eux.

Les patients s’y présentant pourront être bilantés sur le plan cognitif et seront attribués à des groupes de psychoéducation afin de mieux se comprendre et agir en conséquence.

Les personnes atteintes de schizophrénie peuvent également faire des demandes de RQTH (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé) et de AAH (Allocation Adulte Handicapé) afin d’obtenir un revenu de base de 800€ et une possibilité de réinsertion dans le milieu professionnel.

Sources

 

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