Antipsychiatrie, les dangers

Antipsychiatrie

L’antipsychiatrie est un courant remettant en cause la psychiatrie, la qualifiant même de nuisible pour le patient et datant des années 1960.

En effet, les antipsychiatries vont même jusqu’à pousser le vice en affirmant que la psychiatrie est iatrogène, à savoir que le patient attraperait magiquement la maladie qu’on lui diagnostiquerait et que les médicaments renforceraient cet état.

Pour eux, l’industrie pharmaceutique serait un lobby qui y jouerait un rôle important dans le diagnostic des psychiatres.

Parmi les détracteurs de la psychiatrie, je pourrai citer les sectes telles que la scientologie, mais on retrouve ces phénomènes assez souvent sur Internet, évangélisé par des personnes mal informées ou dans le déni de la pathologie.

Les antipsychiatries aiment vendre la guérison sans médicaments, notamment grâce à une hygiène de vie saine (alimentation, relaxation, méditation, etc…).

Je ne dis pas que ce sont de mauvaises choses, si elles peuvent fonctionner pour des cas légers, tant mieux, mais la plupart du temps et surtout en ce qui concerne la schizophrénie, l’arrêt d’un traitement médicamenteux entraînerait une rechute inévitable.

Il faut donc rappeler que la schizophrénie, contrairement à ce qu’on peut trouver sur Internet est une maladie pour le moment incurable et nécessite un traitement à vie, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de recherche pour remédier à cela.

Fort de mon expérience, j’ai pu expérimenter l’Abilify, un neuroleptique de troisième génération, qui n’induit aucun effet secondaire indésirable.

Bien sûr je rappelle également qu’il ne faut pas lésiner les autres prises en charge telles que l’hospitalisation, les nouvelles méthodes thérapeutiques (entraînement des fonctions cognitives ou remédiation cognitive, psychothérapies, etc…), la réinsertion sociale (foyers médicalisés, réhabilitation psychosociale, etc…).

Je vous en réfère à l’article “Schizophrénie, la soigner” pour plus de détails concernant la prise en charge de la schizophrénie.

Pour conclure, ne croyez pas tout ce que vous pouvez lire sur Internet et le prendre comme acquis, soyez très vigilant et parlez-en à tout prix avec votre médecin prescripteur, on n’arrête pas son traitement lorsque “ça va mieux” !

Sur ce, je vous souhaite une bonne rémission.

2 réflexions sur « Antipsychiatrie, les dangers »

  1. Bonjour.

    Je ne crois pas que prôner l antipsychiatrie soit bénéfique. ..pour moi en tt cas. Cependant affirmer que le système actuel répond à tout les besoin est pour moi une abération aussi grande…si on prend votre exemple de l abilify sur vous meme apparement ….dont faire une généralité me paraît dangereux…l abilify déjà ne convient pas à tous. Ensuite il peut entraîner des effets secondaires (prise se poids. Risque d avc. Pensées suicidaires…suivant les gens…dixit la notice! )peut être trouver du sens à la prise d un neuroleptique? Voir l évolution du système psychiatrique d hier à aujourd’hui et se mobiliser pour que ses évolutions aient un minimum de sens pour soi et les autres à l avenir me paraît personnellement plus porteur.

    Cordialement

    Daphné

    1. Je suis du même avis que daphnée la schizophrènie englobe un ensemble de maladies. Soit disant les chercheurs américains cataloguent 8 types de schizophrènies . Seulement cette science n’en est qu’à ses prémices et je penses que c’est encore de la barbarie. Les médicaments que l’on nous donnent ont trop d’effets secondaires et sont parfois octroyés en trop grosse dose. Mettre une camisole chimique pour faire du gardiennage c’est moyen faible surtout à l’hôpital. C’est l’impression que j’en ai eu. Nous sommes des cobayes et je penses que pour les médecins ce sont leurs fonds de commerce quoique qu’on en dise. Alors soigner moi je n’y crois plus.
      Adeline

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